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La Coupe du monde au Qatar, un évènement rentable ?

Rayane par Rayane
18 novembre 2022
dans Sport, Politique
Temps de lecture : 5 mins
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La Coupe du monde au Qatar, un évènement rentable ?
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Véritables instruments de soft power, les évènements sportifs permettent aux pays hôtes de cultiver leur puissance sur la scène internationale, tirant profit de l’importante médiatisation, l’universalité du sport, en somme, de sa popularité. Les États se lancent ainsi dans une course de plus en plus accélérée afin de saisir les opportunités sportives qui se présentent : Jeux Olympiques, Coupe du monde de football, de rugby … autant d’occasions d’offrir à des micro-États, tels le Qatar, un méga-rayonnement.

À partir du 20 novembre 2022, l’émirat de la péninsule d’Arabie accueillera la 22e édition de la Coupe du monde de football. Ce privilège, disputé par de nombreux pays autant voire plus qualifiés que le Qatar, s’est rapidement annoncé comme une pomme de discorde : la 22e édition de la Coupe du monde de football figure dorénavant parmi les plus polémiques de l’histoire. Mais alors, il est légitime de se demander : 

Pourquoi et comment le Qatar accueille-t-il la Coupe du monde de football 2022 ? 

« Une soi-disant rentabilité économique »

L’afflux massif de touristes des quatre coins du monde, les tarifs exorbitants au sein des domaines de la restauration et de l’hôtellerie, les tickets qui s’envolent … autant de signes laissant planer la promesse d’un impact économique plus que positif. Pourtant, les surestimations optimistes ne reflètent que très peu le réel impact économique. En effet, les événements sportifs ne sont pas toujours synonymes de rentabilité économique.

Cela peut désarçonner plus d’un mais en termes purement budgétaires concernant l’événement, la plus part des analystes s’accordent sur le fait que les retombées économiques des jeux olympiques ou de la coupe du monde sont loin d’être évident. Wladimir Andreff,  parle même d’un « winner’s curse »  dans le cas des Jeux olympiques. Après chaque méga-événement sportive, c’est toujours des effets intangibles comme la fierté nationale des locaux ou les bienfaits sur l’image du pays organisateur qui sont invoqués pour justifier les dérapages budgétaires qui résultent de l’organisation de ce type d’évènement. Certains économistes considèrent même que la FIFA (une organisation notoirement corrompue) « ferait payer l’ardoise aux peuples et empocherait le pactole comme soulignent Gael Raballand et Sébastien Dessus, économistes à la Banque Mondiale.« 

Pourtant, si la rentabilité économique est une piste à exclure, comment le Qatar tirera-t-il profit de la Coupe du monde de football ?

Un retentissement médiatique …

En dehors de ses ressources fossiles, principalement le pétrole et le gaz, le Qatar a fortement investi sur le secteur sportif, outil de soft-power conséquent. Le soft power désigne la capacité d’un État à influencer les relations internationales à son avantage par des moyens non astreignants (hard-power). Mais alors que le Qatar est un pays relativement récent, loin de la tradition footballistique, et que les États-Unis se portaient comme candidats favoris, lui seront attribués en décembre 2010 l’organisation de la Coupe du monde de football 2022, ainsi que quelques mois plus tard, le rachat d’un important club de football : le PSG. Cette consécration qatarie lui octroie un retentissement médiatique quasiment pérenne : en détenant le monopole du club de Paris, capitale mondiale de la culture, le pays du Golfe gagne en notoriété, en prestige. 

Sa diplomatie axée sur le sport a abouti de ce fait à l’accueil de la Coupe du monde, le point d’orgue de cette stratégie puisque celle-ci offre une vitrine médiatique irréfragable. Il peut non seulement s’affirmer sur la scène internationale en nouant des alliances avec d’autres États, à l’instar de la France et des États-Unis, mais également s’imposer dans le Golfe arabo-persique, d’ores et déjà sujet aux relations crispées, tout en maintenant une économie prospère : le Qatar n’aurait-il plus d’obstacle pour enfin briller ?

… surplombant un bilan désastreux, humain et écologique.

Pas si sûr. Pour se procurer ce confort, ces stades gigantesques à la fois climatisés et en plein air, ainsi que pléthore d’infrastructures aux coûts faramineux, la Coupe du monde se joue sur un cimetière. Selon une enquête, menée par le Guardian, plus de 6 500 travailleurs étrangers ont péri lors de la construction du stade. Attirés par les promesses nébuleuses d’un travail mieux rémunéré dans l’émirat, souvent pour les remises migratoires, ceux-ci se heurtent à des conditions de travail déplorables qui alertent les ONG. En provenance d’Inde, du Népal, du Bangladesh, grands pourvoyeurs de main-d’œuvre, ces individus sont privés de leurs droits de travailleur, menant à une absence totale d’éthique et une violation des codes déontologiques. Certains dénoncent même un esclavagisme moderne.

En outre, un scandale écologique semble également apparaître. Doha, qui avait promis en 2018 la neutralité carbone, voit son image, pourtant si méticuleusement polie, ternir. En effet, le Qatar est le pays rejetant le plus de CO2 par personne dans l’atmosphère et renvoie ainsi le reflet d’une société inefficace en matière de gestion des ressources. De plus, les conditions météorologiques, du fait de sa proximité avec l’une des zones les plus chaudes au monde, soit le désert de Rub-al-Khali en Arabie saoudite voisine, ne sont pas propices à l’activité sportive intense. Certes, le climat torride sera pallié par la construction de stades climatiques géants, mais cela aura des répercussions néfastes sur l’environnement avec l’effet de serre produit. La promesse de neutralité carbone s’apparente ainsi plus au greenwashing qu’à la réalité.

Entre violation des droits de l’Homme et rupture des promesses écologiques, de nombreux appels au boycott de la Coupe du monde 2022 visent l’émirat, noyé aujourd’hui dans la plus profonde polémique qu’il n’ai jamais connu.

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Rayane

Rayane

Lycéen le jour et rédacteur-stagiaire à ses heures perdues.

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